A propos de cette personnalité

Tristan BERNARD

Français Tristan BERNARD

Né(e) Paul BERNARD

Ecrivain

Sources :  Jean MECHET

Né(e) : le 07 septembre 1866 à Besançon, France
Décédé(e) : le 07 décembre 1947 à Paris, France


Origine du nom

Nom de personne d'origine germanique, Bernhard (bern = ours + hard = dur). En tenant compte des naissances depuis 100 ans, Bernard est le second nom de famille porté en France (120.000 naissances environ), juste derrière l'intouchable Martin.

Biographie

Tristan Bernard, de son vrai nom Paul Bernard, né à Besançon le 7 septembre 1866 et mort à Paris le 7 décembre 1947, est un écrivain français. Il est célèbre pour ses mots d'esprit

Après un enseignement suivi au lycée Condorcet et des études de droit, ce fils d'architecte entama une carrière d'avocat. Mais il préféra bientôt se tourner vers les affaires et prit la direction d'une usine d'aluminium à Creil. Son goût pour le sport le conduisit aussi à prendre la direction d'un vélodrome à Neuilly-sur-Seine.

En 1891, il commença à collaborer à La Revue Blanche. C'est à cette occasion qu'il prend pour pseudonyme Tristan, le nom d'un cheval sur lequel il avait misé avec succès aux courses (il avait la passion des courses de chevaux et fut l'inventeur du jeu de société des petits chevaux).

Son premier roman (Vous m'en direz tant !) fut publié en 1894, et sa première pièce de théâtre (Les Pieds Nickelés) fut créée l'année suivante.

Ami très proche de Léon Blum, mais aussi de Jules Renard, Marcel Pagnol, Lucien Guitry et de bien d'autres artistes, Tristan Bernard était connu pour ses jeux de mots, romans et pièce de théatre, et fut un promoteur des mots croisés.

Tristan Bernard donna quelques articles au début du Canard enchaîné en 1917, puis le témoignage de sa sympathie en participant notamment à L'Almanach des vacances de 1921. Publier Tristan Bernard pour le Canard enchaîné, était le signe envoyé au lectorat que ce journal était « drôle, fin et parisien ». Il préside les banquets pour les numéros-anniversaires du journal en 1931 et 1934. La dernière strophe de la chanson Marquise de Georges Brassens, qui répond au poème de Corneille repris par le chanteur, a été écrite par Tristan Bernard :

« Peut-être que je serai vieille,
Répond Marquise, cependant
J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,
Et je t'emmerde en attendant. »

À la fin de sa vie, il fut arrêté et déporté au camp de Drancy. À son départ pour le camp, il aura pour sa femme cette phrase : « Jusqu'à présent nous vivions dans l'angoisse, désormais, nous vivrons dans l'espoir. » Il sera libéré trois semaines plus tard grâce à l'intervention de Sacha Guitry et de l'actrice Arletty. Son petit-fils, François, déporté à Mauthausen n'en revint pas. Il ne se remit jamais de cette disparition et mourut peu de temps après.

C'est en référence à son ouvrage Mémoires d'un jeune-homme rangé que Sartre et Simone de Beauvoir optent pour le titre Mémoires d'une jeune-fille rangée. Son ouvrage Aux abois a été adapté en 2005 au cinéma par le réalisateur Philippe Colin, avec pour acteur principal Elie Semoun.

Il eut trois fils. Le premier, Jean-Jacques, fut un auteur dramatique, promoteur du "théâtre du silence" (Martine). Il témoigna également sur l'univers concentrationnaire (Le camp de la mort lente, Le pain rouge). Le deuxième, Raymond, fut un grand réalisateur de cinéma (notamment Les Misérables, première version cinématographique, en noir et blanc). Le troisième, Étienne, fut professeur de médecine, phtisiologue, et contribua à la diffusion du BCG. Tristan Bernard est enterré au cimetière de Passy à Paris.

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Voir aussi :

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