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A propos de cette célébrité

Jean RICHARD

Français Jean RICHARD

Acteur et directeur de cirques

Sources :  Magali DECLEMY

Né(e) : le 18 avril 1921 à Bessines, Deux-Sèvres, France
Décédé(e) : le 12 décembre 2001 à Senlis, Oise, France


Origine du nom

Nom de personne d'origine germanique (ric = puissant + hard = dur). A noter que Richard est statistiquement le sixième nom de famille porté en France durant ce dernier siècle (100 000 naissances environ). Avec -s filiatif : Richards (Angleterre).

Biographie

Jean Richard est le fils de Pierre Richard, marchand de chevaux, et de Suzanne Boinot.

Lycéen, Jean Richard est passionné par le dessin alors que sa famille le destine à devenir notaire. Il travaille en tant que caricaturiste dans plusieurs journaux de sa région. Après avoir échoué à l'examen d'entrée à la prestigieuse école du Cadre noir de Saumur, il monte sur la scène de cabarets lyonnais où, dans la tradition du comique troupier, il incarne un ahuri sympathique au parler pittoresque qui fleure bon le terroir. Il crée ensuite avec des amis une compagnie de théâtre amateur.

Après avoir suivi les cours du Conservatoire national supérieur d'art dramatique en 1947, Jean Richard exerce ses activités dans le cirque, le cabaret, le cinéma et la télévision. Son premier grand succès au cinéma, Belle Mentalité date de 1952, et Jean Renoir lui offre l'un de ses meilleurs rôles dans Elena et les Hommes.

Sa passion pour les animaux le pousse à se constituer une véritable ménagerie. Celle-ci devient si imposante qu'il crée au milieu des années cinquante un zoo à Ermenonville, où il s'installe en 1955 et dont il est élu conseiller municipal dix ans plus tard. En 1963, il crée dans cette ville La Mer de sable, le parc de loisirs à thème français, profitant d'une grande étendue sablonneuse, qui lui permet de reconstituer des décors du Far West américain.

Passionné par le cirque, il participe à des galas avec le cirque Medrano, puis présente en 1957 et 1958, le premier cirque Jean Richard grâce à la collaboration des familles Grüss et Jeannet et de leur propre cirque. Il rachète le 29 janvier 1972 le cirque Pinder qu'il confie à son fils en 1978 après des soucis de gestion administrative et financière. Pour financer ses projets coûteux, il se résigne alors à tourner dans de nombreux films à l'accueil souvent mitigé, mais aussi dans des pièces de théâtre de qualité inégale et à se produire en province dans les galas Herbert-Karsenty. À ce sujet, un humoriste dira qu'il est « le seul homme à nourrir des lions avec des navets » (sic)1, phrase qu'il aime répéter.

En 1962, 1965, 1972, il joue aux côtés de Georges Guétary dans des opérettes signées par Marcel Achard (1962 - La Polka des lampions), Charles Aznavour (1965 - Monsieur Carnaval) et Françoise Dorin (1972 - Monsieur Pompadour).

Il finit par rencontrer la célébrité en incarnant pendant plus de vingt ans, à partir d'octobre 1967, le commissaire Maigret à la télévision, sous la direction de Claude Barma, René Lucot, Marcel Cravenne, Denys de La Patellière entre autres dans 92 épisodes dont dix-huit en noir et blanc. Sa stature imposante, son côté naturellement bourru et lent, sa démarche assurée, et le fait qu'il fume la pipe depuis longtemps, lui ont sans doute permis de décrocher ce rôle, en dépit du nombre très important de candidats en lice. Georges Simenon prodigue alors ses conseils à son interprète qui s'impose très vite dans le rôle. C'est le seul acteur au monde à avoir tourné l'ensemble des Maigret de Georges Simenon, le dernier ayant été diffusé sur le petit écran en juin 1990.

Le 10 mai 1973, alors qu'il se trouve au sommet de sa popularité, il est victime d'un terrible accident de voiture cinq kilomètres après la sortie d'Evreux (Eure) ; hospitalisé à l'Hopital Lariboisiere, il reste six semaines dans le coma. Pour l'aider à marcher, Maurice Chevalier lui offre une canne qui avait appartenu à sa mère et sur le pommeau de laquelle est gravée le surnom de celle-ci "La Louque". Il reprend ensuite ses activités : en octobre 1973 une nouvelle série intitulée "Ces animaux qu'on appelle des bêtes" et en janvier 1974, il tourne un nouvel épisode de Maigret. Il collabore également à l'époque aux magazines pour enfants Pif Gadget et Pif Poche en 1974, démêlant de petites enquêtes, sous le titre Jean Richard enquête et en 1976, il raconte des histoires dans Jean Richard raconte. Il reçoit, en 1980, le Grand Prix national du cirque après avoir obtenu de l'État la reconnaissance du cirque comme une activité culturelle à part entière.

Les suites de l'accident lui posent cependant des difficultés en réduisant sa capacité de travail : devant gérer à la fois sa carrière d'acteur et ses entreprises dans le spectacle, il est obligé de déléguer une partie de ses affaires. En 1978, le cirque Pinder connaît un premier dépôt de bilan. En 1983, après un second dépôt de bilan, Jean Richard doit vendre le cirque Pinder et le cirque qui porte son nom.

En 1990, il prend sa retraite de comédien. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1995.

En 1999, il perd son épouse, la comédienne Annick Tanguy, qui avait succédé à Dominique Blanchar dans le rôle de Madame Maigret à la télévision. Il meurt deux ans plus tard. Il est inhumé à Ermenonville dans l'Oise.

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