A propos de cette personnalité

Jacques LACAN

Français Jacques LACAN

Né(e) Jacques-Marie Emile LACAN

Psychiatre, psychanalyste

Sources :  Jean Francois CHARPENTIER

Né(e) : le 13 avril 1901 à Paris, France
Décédé(e) : le 09 septembre 1981 à Paris, France


Origine du nom

C'est dans l'Aveyron que le nom a toujours été le plus répandu. Egalement écrit Lacam (46, 82), Lacamp (11), Lacand (42), Lacans (31), Lacant (83, 06), il corespond au mot "calm", toponyme qui désigne un plateau montagneux et aride, également un pâturage.

Biographie

Jacques-Marie Émile Lacan, plus connu sous le nom de Jacques Lacan, né le 13 avril 1901 et mort le 9 septembre 1981, est un psychanalyste français.

En 1932, Lacan obtient son diplôme de docteur en médecine (psychiatrie) avec une thèse remarquée sur la psychose paranoïaque (paranoïa). Quelques mois auparavant, il avait entamé une psychanalyse auprès de Rudolph Loewenstein. Cette décision inaugure un parcours brillant et controversé qui va bouleverser le paysage psychanalytique français et avoir de grandes répercussions sur le mouvement psychanalytique mondial.

En voici les principales étapes :

1938 : J. Lacan est élu membre titulaire de la Société psychanalytique de Paris (SPP), qui est alors la seule société de psychanalyse française affiliée à l'IPA, l'association internationale de psychanalyse fondée par Freud , à cette époque, elle est dominée par les psychanalystes américains. Loewenstein s'étant opposé à son admission, Lacan interrompt le lendemain son analyse avec lui.
1953 : J. Lacan devient président de la SPP. Quelques mois plus tard, il en démissionne avec d'autres analystes dont Daniel Lagache et Françoise Dolto. Il participe avec les démissionnaires à la création de la Société française de psychanalyse (SFP).
1954 : L'IPA refuse de reconnaître la SFP, cherchant par là à proscrire l'enseignement de Lacan. Commence alors une série de demandes d'affiliation, d'enquêtes, de commissions et de négociations qui vont durer dix ans. Le problème pour l'IPA réside dans les séances courtes pratiquées par Lacan, ainsi que dans le contenu de son enseignement, mais probablement aussi dans sa personne même. Il est stipulé que cette affiliation ne sera acceptée que si l'on donne des garanties pour que, à jamais, l'enseignement de Lacan ne puisse, par cette société, participer à la formation des analystes. Lacan compare son exclusion à une excommunication.
1964 : Certains membres de la SFP dont Daniel Lagache, Jean-Bertrand Pontalis, Didier Anzieu et Jean Laplanche fondent l'Association psychanalytique de France (APF) qui, refusant la pratique des séances courtes, rejoindra rapidement l'IPA. D'autres membres de la SFP fondent avec Lacan l'EFP (École française de psychanalyse qui deviendra École freudienne de Paris — nom sous lequel elle est habituellement connue).
1969 : Des membres démissionnaires de l'EFP notamment sur une opposition au principe de la passe et fondent l'OPLF (Organisation psychanalytique de langue française) plus connue sous le nom de Quatrième groupe.
1980 : Une lettre de dissolution de l'EFP, signée du nom de Lacan, est publiée dans le quotidien Le Monde. Une bataille juridique s'engage pour contester la forme de cette décision. La vraie raison selon certains est que Lacan, gravement malade, n'a plus la lucidité nécessaire pour prendre une telle décision. L'assemblée générale de l'EFP vote finalement la dissolution le 27 septembre, ce qui met fin officiellement à cette institution.
1981 : En janvier est annoncé la fondation de l'École de la cause freudienne (ECF). Ses statuts sont signés par Lacan. Celui-ci meurt en septembre.

L'enseignement de Jacques Lacan est resté essentiellement oral. La retranscription de ses séminaires, qui se sont déroulés de 1950 à 1980, qui avait été confiée à Jacques-Alain Miller, gendre et exécuteur testamentaire de Lacan, n'est pas encore terminée. En refusant souvent d'être publié, Lacan voulait rester cohérent avec l'enseignement de la psychanalyse fondée sur le colloque et l'émergence de la vérité au détour du surgissement de la parole. D'où ses prises de distance régulières avec la « poubellication », ainsi qu'il qualifiait la littérature psychanalytique, selon l'un de ses jeux de mots célèbres et décriés. Aujourd'hui, alors que seulement 12 séminaires sur 26 sont publiés, de nombreuses voix s'élèvent pour critiquer l'inertie de l'exécuteur testamentaire et réclamer une édition rapide de l'ensemble de l'œuvre.

Qu'il ait fondé un mouvement (qui est devenu multiforme) de psychanalystes se réclamant de son enseignement et se déclarant « lacaniens » ne doit pas faire oublier que Lacan se voulait freudien. C'est à ce titre qu'il a combattu les pratiques et les théories de l'IPA qui, selon lui, affadissaient et détournaient le message de Freud. Il voulait notamment rappeler que, pour Freud, ce n'est pas le concept du Moi qui était le véritable moteur du sujet et que la cure devait être conduite en conséquence.

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En savoir plus :  Commémorations nationales 2014, sur le site des Archives de France

Voir aussi :

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