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A propos de cette célébrité

Jean DE LATTRE DE TASSIGNY

Français Jean DE LATTRE DE TASSIGNY

Né(e) Jean Joseph Marie Gabriel DE LATTRE DE TASSIGNY

Maréchal de France

Sources :  Base collaborative Pierfit

Né(e) : le 02 février 1889 à Mouilleron-en-Pareds, France
Décédé(e) : le 11 janvier 1952 à Paris, France


Origine du nom

Le nom "de Lattre" vient de l'Aisne et renvoie à un lieu appelé Lattre ou L'Attre, L'Atre. On pensera par exemple à la commune de Lattre-Saint-Quentin, dans le Pas-de-Calais. Il correspond à l'ancien français "aitre" (latin "atrium"), désignant à la fois le cimetière et la place ou le parvis de l'église. Tassigny est le nom d'un château, et sans doute d'un ancien fief, situé à Sapogne-sur-Marche, dans les Ardennes (c'est aussi un nom de famille porté dans les Ardennes).

Biographie

Jean-Marie de Lattre de Tassigny est un maréchal de France (né le 2 février 1889 à Mouilleron-en-Pareds en Vendée - mort le 11 janvier 1952 à Paris).

Né d'une vieille famille aristocratique des Flandres françaises, et frère cadet d'Anne-Marie, il reçoit une éducation de qualité au collège Saint Joseph de Poitiers.


De 1898 à 1904, Jean prépare l'École navale et Saint-Cyr où il est reçu en 1908. Il effectue ses classes au 29e Dragons à Provins. Il est élève de Saint-Cyr de 1909 à 1911, dans la promotion « Mauritanie » dont il sort 4e de promotion. Il entre en 1911 à l'école de cavalerie de Saumur.

12e Dragons à Pont-à-Mousson puis sur le front. Il est blessé une première fois le 11 août 1914 par un éclat d'obus au cours d'une reconnaissance. Le 14 septembre, il est blessé d'un coup de lance d'un Uhlan en chargeant à la tête de son peloton de dragons. Affaibli par sa blessure, obligé de sa cacher dans Pont-à-Mousson occupée par les Allemands, il est sauvé de la capture par un officier du 5e régiment de hussards en mission de reconnaissance, le sous-lieutenant Schmeltz.

Il est ensuite capitaine du 93e Régiment d'Infanterie et termine la guerre avec 4 blessures et 8 citations.

Il est ensuite affecté au 49e Régiment d'Infanterie de 1919 à 1921 à Bayonne. En 1921 il est envoyé au Maroc dans le 3e bureau et dans l'état-major de la région de Taza jusqu'en 1926. De 1927 à 1929 il suit les cours de l'école de guerre avec la 49e promotion. Il se marie avec Simone Calary de Lamazière en 1927, et ils auront un fils, Bernard, en 1928. En 1929 il devient chef de bataillon au 5e Régiment d'Infanterie à Coulommiers. En 1932 il est promu à l'état-major de l'armée puis à celui du général Maxime Weygand, vice-président du Conseil Supérieur de la Guerre, au grade de lieutenant-colonel. En 1935 il devient colonel, commandant le 151e Régiment d'Infanterie à Metz. Entre 1937 et 1938 il suit des cours au centre des hautes études militaires et devient en 1938 chef d'état-major du gouverneur de Strasbourg.

Promu général de brigade le 23 mars 1939 il est chef d'état-major de la Ve armée le 2 septembre 1939. Le 1er janvier 1940 il prend le commandement de la 14e Division d'Infanterie qu'il commande pendant les affrontements avec la Wehrmacht à Rethel, où sa division résiste héroïquement, jusqu’à la Champagne et l’Yonne, et conserve miraculeusement sa cohésion militaire au milieu du chaos de la débâcle. De juillet 1940 à septembre 1941, il est adjoint au général commandant la 13e région militaire à Clermont-Ferrand puis devient général de division commandant des troupes de Tunisie jusqu'à la fin 1941. Par la suite il commande la 16e Division à Montpellier et est promu général de corps d'armée.

Lorsque la zone libre est envahie par les troupes allemandes il refuse l'ordre de ne pas combattre et est arrêté. Il est condamné à 10 ans de prison par le tribunal d'État de la section de Lyon le 9 janvier 1943.

Parvenant à s'évader de la prison de Riom le 3 septembre 1943 il rejoint Londres puis Alger où il arrive le 20 décembre 1943 après avoir été promu au rang de général d'armée le 11 novembre 1943 par le général de Gaulle. En décembre 1943 il commande l’Armée B, qui devient la Première Armée française. Il débarque en Provence le 16 août 1944, prend Toulon et Marseille, remonte la vallée du Rhône, puis le Rhin, libère l’Alsace, et entre en Allemagne jusqu'au Danube. Il représenta la France à la signature de l'armistice du 8 mai 1945 à Berlin au quartier général du Maréchal Joukov.

Entre décembre 1945 et mars 1947, il est inspecteur général et chef d’état-major général de l’armée. En mars 1947 il est inspecteur général de l’armée, puis inspecteur général des forces armées. D’octobre 1948 à décembre 1950, il est commandant en chef des armées de l’Europe occidentale à Fontainebleau.

Il devint haut-commissaire et commandant en chef en Indochine et commandant en chef en Extrême-Orient (1950-1952) et met sur pied une armée nationale vietnamienne. Épuisé par le surmenage auquel il s'est astreint tout au long de sa carrière et que n'a pas arrangé sa blessure reçue en 1914, très affecté par la mort de son fils Bernard, tué au cours de la campagne d'Indochine, et atteint d'un cancer de la hanche, il meurt à Paris le 11 janvier 1952 des suites d'une opération. Il est élevé à la dignité de maréchal de France, à titre posthume, lors de ses funérailles le 15 janvier 1952. Il est inhumé dans son village natal de Mouilleron-en-Pareds.

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