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A propos de cette célébrité

Jean CHRETIEN

Canadien Jean CHRETIEN

Né(e) Joseph Jacques Jean CHRETIEN

Premier ministre du Canada

Sources :  Jacques ST-PIERRE

Né(e) : le 11 janvier 1934 à Shawinigan, Quebec  (84 ans)


Origine du nom

Nom de baptême issu du latin Christianus, qui est aussi à l'origine de la forme savante Christian. C'est dans le Nord-Pas-de-Calais que le nom est le plus fréquent.

Biographie

Dix-huitième enfant d'un mécanicien employé dans une usine de papier, Joseph Jacques Jean Chrétien est né à Shawinigan, au Québec, en 1934. Son anniversaire de naissance, le 11 janvier, tombe le même jour que celui de sir John A. Macdonald. Malgré ses résultats scolaires modestes, ses parents sont déterminés à lui donner une bonne instruction. Il fréquente d'abord le collège classique de Trois-Rivières, après quoi il étudie le droit à l'Université Laval. Reçu au barreau en 1958, il ouvre son cabinet dans le quartier populaire de Shawinigan-Nord.

Son intérêt pour la politique remonte à son plus jeune âge. Son père est organisateur libéral et, à quinze ans déjà, Chrétien distribue des dépliants et assiste à des assemblées politiques. À l'université, il fait partie du Club des étudiants libéraux. Au Québec, dans les années 50, les Libéraux semblent menacés de disparition , l'Union nationale domine la politique québécoise depuis plus d'une décennie et, en 1957, les Conservateurs remportent les élections fédérales. Chrétien persévère pourtant, faisant campagne pour les candidats libéraux aux élections provinciales et fédérales. En 1960, il est un des principaux organisateurs de Jean Lesage, chef du Parti libéral provincial, élu premier ministre cette même année. En 1963, Chrétien est invité à se présenter comme candidat libéral fédéral dans Saint-Maurice-Laflèche. Le titulaire, un Créditiste, a gagné l'élection précédente, neuf mois plus tôt, avec une majorité de 10 000 voix. Après une campagne courageusement menée, Chrétien gagne par 2 000 voix.

Pendant ses deux premières années à Ottawa, simple député, il améliore son anglais. En 1965, son enthousiasme et sa grande capacité de travail attirent l'attention du premier ministre Lester Pearson. En 1966, il est nommé secrétaire parlementaire sous la direction du ministre des Finances, Mitchell Sharp.

Au lendemain des élections de 1968, le premier ministre Pierre Trudeau nomme Chrétien ministre du Revenu national. Après avoir occupé ce portefeuille quelque temps, il devient ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien. L'une de ses premières tâches, en 1969, consiste à rédiger un document d'orientation sur les questions autochtones. Il crée la Commission Berger, en 1972, qui doit formuler des recommandations sur un projet de pipeline dans la vallée du Mackenzie, et il crée un bureau chargé de régler les revendications territoriales des Autochtones. De plus, entre 1968 et 1972, il crée dix nouveaux parcs nationaux.

En 1974, il est nommé président du Conseil du Trésor, puis passe au ministère de l'Industrie et du Commerce, en 1976, où il finance la mise au point de l'avion Challenger. En 1977, il devient ministre des Finances et veille à la suppression des contrôles sur les prix et salaires, en vigueur depuis 1975. En 1980, nommé ministre de la Justice, il a la responsabilité d'appuyer les forces du « non » dans le référendum sur la souveraineté du Québec. À titre de ministre chargé des négociations constitutionnelles, la rédaction et l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés de 1982, ainsi que le rapatriement de la Constitution se font sous sa responsabilité.

Lorsque Trudeau démissionne comme premier ministre en 1984, Chrétien se présente à l'investiture libérale. La lutte est chaude entre lui-même et John Turner. Malgré un énorme soutien populaire, il est battu à cause de son association avec Trudeau et de la tradition libérale d'alternance entre les chefs anglophones et francophones. Il travaille comme vice-premier ministre pendant deux mois, puis se retire de la politique en 1986 pour retourner à la pratique du droit.

Lorsque Turner laisse la vie publique en 1990, après avoir perdu deux élections, Chrétien annonce sa candidature à la tête du parti. Lors du congrès, il gagne au premier tour. Le Parti libéral est divisé et démoralisé depuis le départ de Trudeau. Chrétien s'attache donc à sa reconstruction et à la préparation des prochaines élections. En 1993, les électeurs déçus des Conservateurs protestent en votant pour deux nouvelles formations, le Parti de la réforme et le Bloc québécois. Les Libéraux mènent une campagne vigoureuse et remportent la majorité, avec 176 sièges. Certes, leurs adversaires traditionnels, les Conservateurs, sont pratiquement réduits à néant. Le gouvernement doit néanmoins faire face à une opposition ouvertement séparatiste et à un troisième parti résolument de droite, le Parti de la réforme.

Le 4 novembre 1993, Jean Chrétien prête serment à titre de premier ministre et se charge du fardeau énorme porté avant lui par les dix-neuf autres Canadiens qui ont gouverné ce pays.

Source : Les premiers ministres du Canada, 1867-1994 : biographies et anecdotes, [Ottawa], Archives nationales du Canada, [1994], 40 p.

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Voir aussi :

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