A propos de cette personnalité

Jacques CHIRAC

Français Jacques CHIRAC

Président de la République Française de 1995 à 2007

Sources :  Jacques CHANIS

Né(e) : le 29 novembre 1932 à Paris, France


Origine du nom

On s'en serait douté, c'est dans la Corrèze que le nom est le plus répandu, mais on le rencontre aussi dans l'Aveyron. Désigne celui qui est originaire d'une localité appelée Chirac. On a le choix entre un village de la Corrèze, près d'Ussel, mais il y a d'autres communes de ce nom dans la Charente et la Lozère, ainsi qu'un hameau dans la Haute-Loire. Sens du toponyme, qui est formé avec le suffixe -acum : le domaine appartenant à Carius (nom d'homme gaulois).

Biographie

Né en 1932, Jacques Chirac est passé par l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et par l'ENA, dont il est sorti dans la Cour des Comptes. Une large partie de sa formation personnelle repose sur des voyages, des études à l'étranger (notamment Harvard), le goût de l'aventure et la curiosité. Il fait son service militaire comme officier en Algérie et connaît de longs mois de commandement opérationnel. A 30 ans il est appelé au cabinet de Georges Pompidou qui vient d'être nommé Premier ministre de Charles De Gaulle (1962). En 1967 il est élu député de Corrèze, son fief électoral solide depuis lors. A l'image de ses deux prédécesseurs à l'Elysée, son parcours politique initial est très brillant. Son parcours est largement balisé par Georges Pompidou, Premier ministre puis Président de la République. Il est successivement secrétaire d'Etat à l'Emploi (c'est lui qui mène une partie des négociations conduisant aux accords de Grenelle en mai 68), secrétaire d'Etat au Budget, ministre des Relations avec le Parlement, ministre de l'Agriculture puis de l'Intérieur.

Il lâche Chaban, il crée le RPR.

En 1974, trop jeune pour briguer la Présidence de la République, il souhaite en tout cas s'imposer au sein de son camp et soutient Valéry Giscard d'Estaing contre le candidat gaulliste Chaban-Delmas. Il obtient en retour la nomination à Matignon, mais il démissionne brutalement en 1976, indiquant qu'il ne dispose pas des moyens qu'il estime nécessaires. Les deux années qui suivent lui permettent d'établir son assise définitive au sein de la droite. La création du RPR en 1976 pour succéder à l'UDR est un succès, et Jacques Chirac devient le chef incontesté des gaullistes. La prise de la mairie de Paris en 1977 (première fois depuis la Révolution que Paris se dote d'un premier magistrat) lui confère une "base arrière" inestimable.

1981, 1988, le temps des défaites

La fin des années 70 n'est pas de tout repos pour lui. Ses prises de position anti-européennes lui valent un échec lors des premières élections européennes (1979), et sa stratégie de conquête du pouvoir en 1981 se traduit par un large échec au premier tour mais également par la défaite de Valéry Giscard d'Estaing. C'est la deuxième fois que le poids électoral de Jacques Chirac conduit à la perte du candidat logique de la droite. En 1981, il se replie sur son rôle de chef du plus grand parti de l'opposition (le RPR est très vite plus influent que l'UDF), donc de chef de l'opposition. La défaite socialiste de 1986 le conduit à retrouver pour deux ans le fauteuil de Matignon. Mais il s'y use, au profit du Président sortant qui est réélu très largement en 1988. C'est alors probablement le plus gros revers personnel du futur Président Chirac.

L'accession au pouvoir suprême

Retenant la leçon, en 1993 il laisse à Edouard Balladur, son ancien Premier ministre, le soin de rejoindre Matignon lorsqu'une nouvelle cohabitation commence. Le Président Mitterrand est malade, usé et discrédité, le parti socialiste est au plus bas, il apparaît clairement que la victoire n'échappera pas à la droite la fois d'après. Soutenu par une fraction du RPR, une large partie de l'UDF et par sa cote de popularité, Edouard Balladur ne tient pas la parole donnée publiquement à Jacques Chirac et se présente à l'élection présidentielle avec des augures très favorables. Mais l'opinion finit par se retourner et trouver son opposant plus sympathique. Insistant sur la nécessité de "résorber la fracture sociale", Jacques Chirac ne perdra une troisième fois de suite. Il nomme Alain Juppé ("le meilleur d'entre nous" selon ses propres dires) Premier ministre. Très vite l'état de grâce se termine. Alain Juppé est impopulaire, et le gouvernement se sort mal du bourbier social de l'hiver 95-96, avant de piétiner sur la stratégie à retenir face à la marche forcée de l'Europe vers la monnaie unique.

Dissolution et cohabitation

Pour obtenir une majorité plus stable à l'Assemblée Nationale, Jacques Chirac choisit de dissoudre celle-ci et c'est le résultat opposé qui est obtenu. La droite est balayée, les socialistes reviennent au pouvoir en 1997 pour une troisième cohabitation en onze ans. Comme son prédécesseur, Jacques Chirac ne démissionne pas. Il nomme Premier ministre Lionel Jospin, qui avait réussi en 1995 un score plus honorable que prévu. Le Président a alors la difficile tâche de superviser la reconfiguration du RPR, sinistré par l'aventure de la dissolution, tout en préparant pour son compte l'élection présidentielle de 2002.

L'élection présidentielle de 2002

En déplacement à Avignon, le 11 février 2002, il met fin à un faux suspense en annonçant officiellement sa quatrième candidature à la Présidence de la République.

Source :  © Copyright auteur(s) de Wikipédia - Cet article est sous licence CC BY-SA 3.0 .

Voir aussi :

- catégorie Personnalités politiques françaises