A propos de cette célébrité

Pauline CARTON

Français Pauline CARTON

Né(e) Pauline Aimée BIAREZ

Comédienne, chanteuse et auteure de théâtre

Sources :  Magali DECLEMY

Né(e) : le 04 juillet 1884 à Biarritz, Pyrénées-Atlantiques, France
Décédé(e) : le 17 juin 1974 à Paris, France


Biographie

Pauline Carton est la fille d'un ingénieur diplômé de l'École centrale des arts et manufactures (Promotion ECP 1860) qui a exercé des fonctions importantes dans les chemins de fer, particulièrement en Espagne, et qui fut le bras droit du baron Haussmann. À la mort de son père en 1897, une pension fut octroyée à la mère de Pauline Carton par le baron Haussmann. Elle est issue d'une famille de libres penseurs adepte du saint-simonisme (son grand-père était Paul-Mathieu Laurent de l'Ardèche). Elle étudie au lycée Molière à Paris.

Connue pour son humour caustique et son accent populaire, elle venait pourtant d'une famille bourgeoise.

Si elle n'a jamais été mariée, on lui connaît une liaison avec le poète et écrivain genevois Jean Violette qu'elle adorait. Il se rencontrèrent en 1914 et restèrent ensemble 50 ans, jusqu'au décès de ce dernier. Elle refusa de se marier, même après le divorce de Jean Violette, et elle n'eut pas d'enfants.

Elle fut une grande amie et complice fidèle de Sacha Guitry qui l'appréciait pour sa culture et son intelligence et l'avait surnommée sa « bibliothèque ambulante ».

Contrairement aux rôles de servantes qu’on lui confiait souvent, elle avait horreur des contraintes domestiques et des tâches ménagères. À la mort de sa mère, dont elle était très proche, elle s'installa à l’hôtel Saint-James et Albany dans le 1er arrondissement de Paris, où elle louait une chambre. L'été, elle séjourna beaucoup entre Menton, Nice et la villa Claudine, sise sur la corniche maritime de la ville d'Agay (Var).

Son frère, Auguste Biarez, ingénieur centralien également (Promotion 1898)1, épousa Hélène Ferrié, la sœur du général Gustave Ferrié, savant et inventeur français dans le domaine de la télégraphie sans fil (TSF).

Théâtre

Elle s'engage très jeune dans le théâtre, jouant devant sa famille et ses amis. Une passion partagée par sa mère qui l'emmène presque tous les jours au théâtre. Elle réussit à se faire engager sans aucune expérience et sans rémunération — pour le seul plaisir d'être sur scène — en 1904 dans la pièce de Pierre Wolff, Le Ruisseau. Elle y est une fille de petite vertu dont elle utilisera le nom pour la scène.

Chanson

Pauline Carton participe à des revues de music-hall et joue dans des opérettes. C’est dans l’une d’elles, Toi, c'est moi, d’Henri Duvernois et Moisés Simóns, qu'elle fait un « tube » en chantant en duo avec René Koval : Sous les palétuviers (1934).

Elle enregistre son premier disque en 1972 : J'ai un faible pour les forts. Pauline Carton jouait également du piano.

Cinéma

Pauline Carton débute au cinéma en 1907 dans des rôles de second plan dont elle fait sa spécialité. On la voit dans Blanchette, de René Hervil (1921), Feu Mathias Pascal, de Marcel L'Herbier (1925), Éducation de prince, d'Henri Diamant-Berger (1927), Le Sang d'un poète, de Jean Cocteau (1930) et dans Nuits de princes (1937).

Le passage du muet au parlant n'interrompt pas sa carrière : elle continue de jouer des rôles de soubrette, de concierge ou de mégère.

Elle s'exprime d'une voix très particulière, avec des intonations très parigotes.

À partir de 1927, Sacha Guitry, dont elle devient la confidente et la (non officielle) chargée de casting, lui offre un rôle dans 22 films dont : Bonne chance, Le Nouveau Testament (1935), Mon père avait raison (1936), Le Roman d'un tricheur (1936), Désiré (1937), Le Mot de Cambronne (1937), Quadrille (1938), La Poison (1951), ou encore Assassins et Voleurs (1957). Sacha Guitry fait d'elle sa secrétaire chargée des recherches historiques pour le tournage de ses films d'époque. Des lettres montrent qu'elle critiquait aussi ses mises en scène au théâtre avec son assentiment.

Elle joue pour Abel Gance dans Le Roman d'un jeune homme pauvre (1936) et Louise (1938), pour Max Ophüls dans Sans lendemain (1939), pour Henri-Georges Clouzot dans Miquette et sa mère (1949), et Ken Annakin dans Le Jour le plus long (1961).

Elle a tourné dans plus de 250 films.

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