A propos de cette célébrité

Jean-Michel CARADEC

Français Jean-Michel CARADEC

Auteur-compositeur-interprète

Sources :  isabelle78

Né(e) : le 20 septembre 1946 à Morlaix, fniistère, France
Décédé(e) : le 29 juillet 1981 à Rambouillet, Yvelines, France


Origine du nom

Nom surtout porté dans le Finistère. Variantes : Carradec (56, 22), Caradeuc (22), et sans doute Caradeu et Caradeux (35, 53). C'est un ancien nom de personne qui correspond au gallois Craddock.

Biographie

Jean-Michel Caradec nait le 20 septembre 1946 à Morlaix (Finistère), d'un père marin et d'une mère institutrice.

C'est à l'âge de 16 ans qu'il commence à vraiment s'intéresser à la musique avec sa première guitare que sa sœur lui a offerte.

Elève du Lycée de Saint Marc à Brest (Lycée de l'Iroise actuellement), du lycée Chaptal et du lycée Henri-IV, à Paris, il obtient le baccalauréat et prépare le concours d'entrée à Normale Sup, mais il échoue.

Il obtient un premier prix au Conservatoire de Brest.

En 1968, lors du tournage du film Goto, l'île d'amour, il rencontre à Brest le comédien Pierre Brasseur dans un restaurant où il jouait de la guitare en chantant des chansons (quartier de Recouvrance). Très touché par le talent de Jean-Michel Caradec et son répertoire original, Pierre Brasseur décide de l'amener avec lui à Paris, pour être plus ou moins le parrain de sa carrière. Jean-Michel Caradec est ainsi présenté à Lucien Morisse et Bruno Coquatrix. En 1968, il fait la connaissance de Maxime Le Forestier et de Catherine Sauvage. La même année, il rencontre les chanteuses Dominique Grange et Mannick, qui lui font découvrir l'univers de la salle de spectacle Bobino et l'aident à approfondir son travail de scène et d'auteur-compositeur.

Il rencontre l'écrivain Jean-Pierre Chabrol, qui produisait une émission TV importante de l'ORTF où il recevait des chanteurs, des acteurs, et diverses personnalités du monde du spectacle et de la culture. Par Jean-Pierre Chabrol, il fait la connaissance de Georges Brassens.

Brassens va encourager les débuts de la carrière de Jean-Michel Caradec, de telle sorte, qu'en 1973, Jean-Michel Caradec assure, alternativement avec Maxime le Forestier et Yves Simon, les premières parties des concerts de Brassens à Bobino. Brassens était sensible au fait que Jean-Michel Caradec était un auteur-compositeur, jouant de la guitare tout comme lui. Ce qui était rare à cette époque où de nombreux chanteurs n'étaient qu'interprètes ou chantaient des adaptations de chansons américaines.

En 1969, il signe son premier contrat chez Polydor et enregistre quelques 45 tours. Son premier 33 tours sort en 1972. Mais ce n'est que deux ans plus tard qu'il rencontre le succès avec le tube Ma petite fille de rêve.

En 1973-1974, il compose la musique du générique de la série de personnages animés Ysengrin de Richard Rein, diffusée à l'ORTF. Il y chantera également des chansons. Maxime Le Forestier s'investit aussi dans le projet en chantant la chanson du générique.

Jouant à l’Olympia en 1976, il assure la première partie de Georges Brassens, de Serge Lama et de son ami Maxime Le Forestier, qui chantera Mai 68 sur scène en 1973.

En 1973, sa maison de disque Polydor l'associe avec Jean-Hervé Limeretz, pour travailler au clavier, au piano, et surtout, pour lui faire travailler sa voix et l'orienter vers d'autres gammes, autant dans la voix, que vers les instruments musicaux.

En 1976, Jean-Michel Caradec enregistre un disque 33 tours entièrement consacré à des chansons pour enfants. Jean-Hervé Limeretz participera aux claviers, et aux chœurs. La chanteuse Mannick, qui chantait elle-même des chansons pour les enfants l'avait encouragé, depuis des années, à composer des chansons, ou comptines pour enfants, ce qui ressemblait parfaitement à son univers. À sa sortie, l'album est salué par la critique musicale. Au départ, ce disque devait être réalisé avec le parolier Etienne Roda-Gil, mais Caradec écrira lui-même les textes de ses chansons, et en voyant les textes, Roda-Gil encouragea celui-ci à les conserver, et à les enregistrer. Très embarrassé, Jean-Michel Caradec trouvera un accord avec Etienne Roda-Gil : il travaillera avec son ami René Joly, qui recherchait un parolier pour les chansons d'un album dont le thème serait également l'enfance. Le disque sortira en 1976, presque en même temps que celui de Jean-Michel Caradec.

Jean-Michel Caradec a participé à la comédie musicale Le Rêve de Mai, album conceptuel sorti à l'occasion du 10e anniversaire des évènements de Mai 1968, auprès de Nicole Rieu, Nicolas Peyrac et Didier Marouani notamment. De cette comédie musicale, il aura de longs débats et de longues discussions avec Maxime le Forestier à propos des chansons dites « engagées » . Jean-Michel Caradec se voyait comme un troubadour, ou plutôt un artisan de la chanson. Il pensait qu'une chanson ne devait pas s'inscrire dans un contexte, par exemple historique, car les nouvelles générations risquaient de ne pas comprendre de telles chansons, ou plutôt s'en détourner. Cependant, Jean-Michel Caradec ne négligeait pas lui-même de composer des chansons dites « engagées » . Si c'était le cas, il attendait des occasions pour le faire, trouver un sujet qu'il avait à cœur de traiter, mais pour lui, c'était l'envie qui restait la plus importante. Mais le plus important pour lui était qu'une chanson soit intemporelle, pour traverser le temps, et s'adapter aux nouvelles générations.

Jean-Michel Caradec a fondé sa maison d'édition Madeline Songs.

Le 29 juillet 1981, il roule sur l'autoroute A10 quand, vers 16 heures, sa Citroën CX s'encastre sous l'arrière d'un poids lourd. Grièvement blessé, atteint d'une hémorragie abdominale, il est transporté à l'hôpital de Rambouillet où il meurt dans la soirée. Son dernier album, Dernier avis, sort ; il est inhumé au cimetière de Recouvrance de Brest.

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Voir aussi :

- catégorie Chanteurs et musiciens contemporains