A propos de cette célébrité

Maurice BIRAUD

Français Maurice BIRAUD

Animateur de radio, humoriste et acteur

Sources :  Magali DECLEMY

Né(e) : le 03 mars 1922 à Paris, France
Décédé(e) : le 24 décembre 1982 à Paris, France


Origine du nom

Rencontré surtout dans l'Ouest, c'est un possible dérivé du verbe d'ancien français birer, qui pouvait avoir plusieurs sens. Le plus courant est celui de loucher, et donc on considère le plus souvent qu'il s'agit d'un sobriquet désignant une personne qui louche. Autres possibilités : celui qui boite, ou encore celui qui mène une vie joyeuse. Lorédan Larchey signalait au XIXe siècle que dans le Poitou on appelait par amitié un enfant mon petit biraud, ce qui pourrait laisser penser encore à un autre sens ! Avec un autre suffixe : Birard (17, 85). À envisager aussi des variantes des noms de personnes germaniques Béraud et Bérard.

Biographie

Fils d'un employé de la Poste et d'une concierge, ses parents qui ont perdu plusieurs enfants à la naissance décident de l'envoyer, alors qu'il n'a que 15 jours, en nourrice à Saint-Martin-sur-Ocre (Loiret) chez Louise Colbeau, mère de neuf enfants et ayant eu quarante-trois autres enfants en nourrice. Il y reste jusqu'à ses cinq ans.

N'ayant pas le certificat d'études, il exerce plusieurs métiers : planton, aide-comptable, régisseur et enfin comédien.

Il débute au cinéma en 1950, ses meilleurs rôles sont probablement dans Un taxi pour Tobrouk (1960), Le cave se rebiffe (1961), où il interprète le « Cave », c'est-à-dire dans le langage des truands, un être ordinaire, crédule et ignorant des pratiques et des codes du Milieu, ou encore Mélodie en sous-sol (1963). Il est par ailleurs abonné aux seconds rôles mais est néanmoins populaire. On le surnomme affectueusement « Bibi ».

Il est présent sur les ondes d’Europe 1 où il interprète, entre autres, le rôle du commissaire Socrate et de Maurice la Grammaire (puis du Grand Babu suivant dans Le fils de Furax) dans le feuilleton « radio » Signé Furax et, en tant qu'animateur de la tranche « 9 h - 12 h » dans les années 1960, en compagnie de Micheline Francey puis d'Anne Perez et de « monsieur Brandu » (Jean-Marie Lamblat). En 1962, il obtient le Prix Ondas du meilleur animateur mondial de radio et de télévision. Au total, il reste dix ans à Europe 1.

Il apparaît également à la télévision où son sens de l'humour et ses reparties sont très appréciés.

Dès le début des années cinquante, il se lie d'amitié avec Michel Audiard ; en 1952, celui-ci le choisit comme parrain de son fils, Jacques.

En 1966, il publie Faut l'faire, aux éditions Solar. Il s'agit d'une petite anthologie des aphorismes et bons mots dont il était friand. Cet ouvrage rencontre un succès immédiat auprès du public.

En 1967, il chante La Petite en duo avec France Gall.

En 1968 il publie un deuxième recueil d'aphorismes sous le titre Allons-y gaiement, toujours édité par Solar.

C'est aussi l’un des artistes les plus sollicités, après Jean Valton, pour réaliser des disques publicitaires, alors très en vogue. Il participa à plusieurs émissions de télévision et notamment aux Jeux de 20 heures, entre 1976 et 1981.

Maurice Biraud meurt alors qu'il est au volant à Paris, et attend à un feu rouge, avenue Marceau. Il ne redémarre pas, victime d’une défaillance cardiaque ; son décès est constaté à l'hôpital Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt. L'annonce de sa mort a été quelque peu éclipsée par celle de Louis Aragon, décédé le même jour.

Il était marié avec la comédienne Françoise Soulié.

Maurice Biraud, qui a beaucoup aimé Collonges-la-Rouge où il avait acheté et restauré trois maisons, est enterré dans le cimetière de cette petite commune de la Corrèze, située à environ 20 km au sud de Brive. Sur sa tombe, figure cette épitaphe : « Ici repose Maurice Biraud, qui n'a jamais eu besoin de porteur pour son bagage intellectuel. »

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