A propos de cette personnalité

Jean BASTIEN-THIRY

Français Jean BASTIEN-THIRY

Ingénieur militaire, partisan de l'Algérie française, organisateur de l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle (22 août 1962).

Sources :  Antoine DOSDAT

Né(e) : le 19 octobre 1927 à Lunéville, France
Décédé(e) : le 11 mars 1963 à Ivry-sur-Seine, France


Origine du nom

Bastien : Hypocoristique de Sébastien formé par aphérèse, et rencontré surtout en Lorraine (88, 54). Variantes : Bastian (67, 54), Bastin (59, 51), Bastiaen, Bastiaens (59). Thiry : Nom de personne d'origine germanique, Theodoric (theod = peuple + ric = puissant).

Biographie

Jean Bastien-Thiry, né le 19 octobre 1927 à Lunéville, mort le 11 mars 1963 au fort d'Ivry, était un ingénieur militaire français, lieutenant-colonel de l'armée de l'Air, qui organisa un attentat au Petit-Clamart afin d'assassiner le Président Charles de Gaulle.

Issu d'une famille de militaires, élève de l'École polytechnique et diplômé de Supaéro, il se spécialisa dans les engins air-air ; il devint ingénieur militaire principal de l'Air en 1957. Il a eu trois filles.

Partisan de l'Algérie française, membre de l'OAS, il perçoit la séparation d'avec l'Algérie comme « plus grave encore que celle d'avec l'Alsace-Lorraine » et organise contre le général De Gaulle l'attentat du Petit-Clamart le 22 août 1962, estimant trouver dans les propos de Thomas d'Aquin (sur la légitimité que peut avoir dans certains cas le régicide) la conciliation entre son projet et sa religion. Arrêté en septembre 1962 à son retour d’une mission scientifique en Grande-Bretagne, son procès devant la Cour militaire présidée par le général Roger Gardet se déroule du 28 janvier au 4 mars 1963. Son avocat est maître Jacques Isorni. Bien qu'il n'eût commis qu'une tentative d'assassinat, il fut condamné à mort, contrairement aux tireurs. Cependant, De Gaulle refusa de le grâcier, estimant que le fait d'avoir fait tirer sur une voiture occupée par une femme était une chose grave, et parce que, contrairement aux autres membres du commando, Bastien-Thiry n'avait pas pris de risques directs. Suivant les règles des condamnations à mort par la Cour Militaire, il fut fusillé devant un peloton d'exécution au fort d'Ivry, à l’aube du 11 mars 1963. Ce sera le dernier condamné à mort par une Cour Militaire, et donc le dernier à être fusillé en France.

Une considération médicale aurait néanmoins pu obtenir cette grâce : Bastien-Thiry avait fait une dépression nerveuse peu de temps auparavant, et se trouvait semble-t-il encore sous antidépresseurs au moment de son acte ; mais par décision du condamné, la demande de recours en grâce n'en fit pas état.

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Voir aussi :

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