Charles VANEL

Généalogie de Charles VANEL

Acteurs & comédiens, Réalisateurs, metteurs en scène, scénaristes...

FrançaisNé(e) Charles VANEL

Acteur et réalisateur

Né(e) le 21 août 1892 à Rennes, Ille-et-Vilaine , France

Décédé(e) le 15 avril 1989 à Mouans-Sartoux, Alpes-Maritimes , France

Origine du nom

Nom de famille porté notamment dans la Loire et le Vaucluse. Il s'agit d'un toponyme, plusieurs hameaux s'appelant (le) Vanel, en particulier dans le Rhône (Saint-Just-d'Avray, Lamure-sur-Azergues, Montromant, Longes, Bourg-de-Thizy), mais aussi dans l'Ardèche (Privas) ou la Loire (Chazelles-sur-Lavieu), ainsi que dans le Gard (Gagnières) et la Lozère (Serverette). Sens incertain : sans doute un lieu rocheux, escarpé (dérivé de Van, terme prélatin), mais on peut penser aussi au vanneau (vanel en occitan).

Son arbre généalogique

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Plus d'informations

Né en Bretagne, fils de commerçants installés à Paris lorsqu'il a douze ans, Charles Vanel, Charles-Marie Vanel de son nom complet, est renvoyé de tous les établissements scolaires qu'il fréquente et n'a pas une adolescence heureuse. Il tente de s'engager dans la marine, ce que sa vue insuffisante ne lui permet pas. Finalement, en 1908, il commence à jouer dans des spectacles de théâtre. Il débute au cinéma en 1912 dans Jim Crow de Robert Péguy. Il fréquente les Russes émigrés de la troupe de Iossif Ermoliev et Alexandre Kamenka, nourris de l'enseignement de Stanislavski. Il participe à la guerre tout en suivant de nombreuses tournées théâtrales, notamment avec Lucien Guitry. Il entre par la suite chez Firmin Gémier, au théâtre Antoine, avant de se consacrer exclusivement au cinéma.



Il joue dans de nombreux films muets dans les années 1910 et 1920, particulièrement dans des rôles de personnages bourrus et amers et mène une fructueuse carrière de comédien.

...   Né en Bretagne, fils de commerçants installés à Paris lorsqu'il a douze ans, Charles Vanel, Charles-Marie Vanel de son nom complet, est renvoyé de tous les établissements scolaires qu'il fréquente et n'a pas une adolescence heureuse. Il tente de s'engager dans la marine, ce que sa vue insuffisante ne lui permet pas. Finalement, en 1908, il commence à jouer dans des spectacles de théâtre. Il débute au cinéma en 1912 dans Jim Crow de Robert Péguy. Il fréquente les Russes émigrés de la troupe de Iossif Ermoliev et Alexandre Kamenka, nourris de l'enseignement de Stanislavski. Il participe à la guerre tout en suivant de nombreuses tournées théâtrales, notamment avec Lucien Guitry. Il entre par la suite chez Firmin Gémier, au théâtre Antoine, avant de se consacrer exclusivement au cinéma.



Il joue dans de nombreux films muets dans les années 1910 et 1920, particulièrement dans des rôles de personnages bourrus et amers et mène une fructueuse carrière de comédien.



Entre 1914 et 1917, Charles Vanel est mobilisé pendant la Première Guerre mondiale. Blessé deux fois, il est démobilisé en 1917, un an avant la fin du conflit, et reçoit la croix de Guerre. Il reprend aussitôt sa carrière au théâtre et au cinéma.



Vanel réalise en 1929 son unique long métrage, un film muet, Dans la nuit. En 1931, il tourne encore un court métrage, Affaire classée avec Pierre Larquey et Gabriel Gabrio, ressorti en 1935 sous le titre Le Coup de minuit.



Lors de l'avènement du parlant, sa voix phonogénique et les inflexions qu'il lui donne consolident sa popularité et il atteint la consécration. Il va souvent travailler pour Maurice Tourneur et Raymond Bernard. Il a souvent Gaby Morlay pour partenaire.



En 1932 il joue dans Les Croix de bois de Raymond Bernard avec Pierre Blanchar, en 1933 dans Les Misérables de Raymond Bernard où il interprète Javert aux cotés d'Harry Baur, puis en 1934 Le Grand Jeu de Jacques Feyder avec Pierre Richard-Willm, Marie Bell et Françoise Rosay. En 1937, il fait face à Erich von Stroheim dans Les Pirates du rail de Christian-Jaque et, en 1938, à Jules Berry dans Carrefour de Curtis Bernhardt. En 1939, il retrouve Pierre Richard-Willm et Jacques Feyder pour La Loi du nord.



Sous l'Occupation, il ne cesse de tourner notamment avec Fernandel dans La Nuit merveilleuse de Jean-Paul Paulin et avec Tino Rossi dans Le soleil a toujours raison de Pierre Billon. Il est par ailleurs titulaire de la Francisque n°431, en date d'octobre 1941.



À la Libération, en 1944, il est inquiété par la Résistance, mais finalement mis hors de cause, son soutien au maréchal Pétain s'expliquant surtout du fait de ses souvenirs d'ancien combattant de la première guerre mondiale. Charles Vanel dénonce les dérives de la France de Vichy, et surtout, étant patriote, ne cautionne pas la collaboration avec les Allemands.



À partir de 1948, il tourne beaucoup en Italie.



Il interprète Jo dans Le Salaire de la peur d'Henri-Georges Clouzot, en 1953. Il y incarne un conducteur de camion, dur à cuire qui dévoile au fur et à mesure du film sa fragilité intérieure. Il a pour partenaire Yves Montand. Avec ce film, Vanel obtient le prix du meilleur acteur au festival de Cannes.



En 1951, il joue un juge dans Son dernier verdict de Mario Bonnard. Il est un procureur dans L'Affaire Maurizius de Julien Duvivier et joue souvent, désormais, les magistrats.



L'acteur est de nouveau dirigé par Clouzot deux ans plus tard dans Les Diaboliques où il est le commissaire à la retraite, Alfred Fichet. La même année, il joue avec Grace Kelly dans La Main au collet d'Alfred Hitchcock. Dans ce film, il interprète le cauteleux et ambigu Bertani, restaurateur niçois, ancien collègue de John Robie (Cary Grant) dans la Résistance.



En 1956, dans La Mort en ce jardin de Luis Buñuel, il est aux côtés de Simone Signoret, Georges Marchal et Michel Piccoli.



Charles Vanel a eu l'une des carrières les plus longues et polyvalentes du cinéma français, s'étalant sur huit décennies.



Il remporte un prix spécial au Festival de Cannes en 1970. En 1972, il triomphe en patriarche dans Les Thibault, adaptation du roman de Roger Martin du Gard. Il récidive dans Sept morts sur ordonnance en 1975.



Il reste très actif durant cette décennie, en particulier dans des rôles de justicier comme dans La Plus Belle Soirée de ma vie d'Ettore Scola avec Alberto Sordi, Michel Simon, Pierre Brasseur et Claude Dauphin ou Cadavres exquis de Francesco Rosi avec Lino Ventura.



Un de ses derniers rôles est celui de Trois frères en 1981, également réalisé par Rosi, où, presque nonagénaire, il joue le personnage d'un vieux fermier de la région des Pouilles, veuf, qui reçoit la visite de ses trois enfants. Il obtient en Italie le David di Donatello du meilleur acteur dans un second rôle.



En 1986, il enregistre la chanson La vie rien ne la vaut en duo avec Mireille Mathieu.



En 1987, Si le soleil ne revenait pas de Claude Goretta est une sorte de testament.



Vanel se retire sur la Côte d'Azur, à Mouans-Sartoux, dans l'arrière-pays cannois. C'est là qu'il meurt et est incinéré en 1989. Une partie de ses cendres a été dispersée au large de Menton, le reste a été placé au cimetière de Mougins ou Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) où il vivait avec Arlette Bailly, sa troisième épouse, de 36 ans sa cadette, morte en 2015 (à 87 ans).



En 2002, à la demande du cinéaste Bertrand Tavernier, Louis Sclavis a composé et enregistré une musique pour le seul long métrage réalisé par Charles Vanel, un film muet de 1929 : Dans la nuit.



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Origines géographiques

La carte ci-dessous indique les communes d'origine des ancêtres de la personnalité.

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