LECLERC Philippe Né(e) LECLERC de HAUTECLOCQUE Philippe François Marie (1902 - 1947)
Français
Maréchal français
Philippe de Hauteclocque voit le jour le 28 novembre 1902, à Belloy-Saint-Léonard en Picardie. Il se lance dans la carrière militaire en entrant à Saint Cyr en 1922 et à l'Ecole de Guerre en 1938. Pendant la campagne de France, il est deux fois prisonnier, s'évade, rejoint de Gaulle (juillet 1940) et adopte le pseudonyme de Leclerc. Il rallie à la France libre le Cameroun en août 1940 puis le Gabon en novembre 1940. A Kouffra (Fezzan), le 2 mars 1941, il fait le serment de ne déposer les armes que lorsque "nos couleurs, nos belles couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg". Promu général de brigade, il contribue ensuite à la conquête du Fezzan sur les Italiens (1942-43) avant de former en tant que général de division la 2ème Division blindée, le 24 août 1943 à Témara (Maroc). C'est à la tête de la 2e DB qu'il débarque en Normandie, entre le premier dans Paris, où il reçoit la reddition de Choltitz (25 août 1944), et libère Strasbourg (23 novembre 1944). Son périple ne s'achèvera qu'avec la prise de Berchtesgaden, le "nid d'aigles", trois jours avant la capitulation allemande. Nommé commandant du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient (CEFEO), chargé de restaurer la souveraineté française, il signe au nom de la France, aux côtés du général Mac Arthur, la capitulation du Japon le 2 septembre 1945. Conscient de la volonté d'indépendance au Vietnam, il inspire l'accord Sainteny-Ho Chi Minh, reconnaissant l'autonomie du Vietnam. Nommé inspecteur général des forces terrestres en Afrique du Nord (juillet 46), il meurt dans un accident d'avion, lors d'une inspection en Algérie, près de Colomb Béchar, le 28 novembre 1947. L'hommage que lui rend le général de Gaulle est à la mesure de son "immense chagrin": "J'aimais votre mari, écrit-il à Madame de Hauteclocque le 29 novembre, qui ne fut pas seulement le compagnon des pires et des plus grands jours, mais aussi l'ami sûr dont jamais aucun sentiment, aucun acte, aucun geste, aucun mot, ne furent marqués même d'une ombre par la médiocrité". Le général Leclerc est élevé à la dignité de Maréchal de France le 23 août 1952.